La 10ème Chambre (4.5/5)
Le jour d'après (2.5/5)

***

1- Roldup'
"Tuning"
2-Goran Bregovic
"Ya Ya "
3- Jean Leloup
"1990"

moi@lubies.net
23/08/80
93927908
92600
Prosélytisme informatique

Wouaiblaug.
Cacochyme
Terre d'Exil
Déneevrance
Blogarythme
Temps présence
Dreams&Reality
Le caillou qui parle


Sur scène.
Les Fatals Picards
Oldelaf&MonsieurD
Tristan-Edern Vaquette
Nicolas Bacchus
Thierry Jullien
Didier Super

Sculpture.
Kasper
Photos.
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Arnaud Frich
Yann Arthus Bertrand
Alex S Maclean
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OCircles
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Franck Schmutz
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Artground
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Steve McCurry
Dessin.
ImpHead
Phrenologik
Ashi
Kevin Cornell

19/07/04-01:32 :Qui triomphe de lui-même possède la force. (Lao Tseu ou Dark Vador, je sais plus) 
Il y a des journées bien remplies où on ne sait plus où donner de la tête. On commence par une activité puis une autre, toutes sont achevées et portées à un but qui leur est propre.
Il en découle une satisfaction personnelle de productivité, une gloire pour certains, un exploit pour d'autres.
Et puis, il y a mes vacances. Le degré zéro de la production, le néant ultime. Je me retrouve adolescente, c'est effrayant.

Je me suis dit que j'allais finir la pile de bouquin et relire tout ce que je m'étais fixé. J'arrive à peine à en feuilleter un et encore, y'a des images.

J'ai voulu progresser à la guitare et lutter contre mon petit doigt récalcitrant, vu que certains se moquent de moi jusque dans des sites d'aliénés (*soupir*). Mais j'en suis venue à tirer une conclusion (et oui, je suis comme ça moi) : je suis polio du petit doigt. C'est indéniable.
D'ailleurs, en jonglant avec des massues cet après-midi (j'ai commencé en parlant de la productivité de mes journées hein. 'Faut pas dire que vous n'étiez pas au courant), j'ai pu remarquer que cette gaucherie ('fin droiterie, étant gauchère contrariante, tout ça tout ça), cette droiterie donc, débutait à mon extrème phalange gauche pour s'étendre, de façon plus globale, à mes deux membres supérieurs.
Poussant la réflexion un peu plus loin (productivité, toujours et encore), me remémorant mon agilité de vache laitière sur des rollers, j'irais bien jusqu'à écrire que cette dextérité membresque est tout autant présente dans mes abattis inférieurs.
De même, si je pousse dans mes souvenirs enfantins durant lesquels ils m'arrivaient de me déhancher sur mon cerceau rose de hullahoop (qui sait écrire Oulahop ?), je ne crois pas que mon bassin s'en tire à meilleur compte.

Quand à ma tête - ho oui, ma tête, parlons-en - c'est elle qui est censée coordonner ce grand charivari et qu'est ce qu'elle fout, hein ?
Et bien elle est en vacances... Tout se tient.

***
S'il ne vous faut cliquer qu'à un endroit, c'est .

 6 Bulles !

17/07/04-13:44 :Once, I was young. 

Et comme vous êtes sages. Hop.
 10 Bulles !

11/07/04-12:14 :Du sublime au ridicule, il n'y a qu'un pas. 
Vous savez qu'on avait pas eu un hiver aussi doux depuis longtemps ? C'est plutôt agréable. Une pluie automnale mais avec une douceur toute printanière, le plan anti-canicule assure cette année. Comme quoi le gouvernement arrive très bien à tirer des leçons de ses erreurs, 'voyez.
En plus, être obligé de remettre le chauffage en Août, c'est tout bon pour la privatisation d'EDF, tout est calculé, ils sont géniaux. (Comment ça j'y connais rien en rachat / privatisation / fusion / cuisine sud africaine ? Oui et Alors ? Ca n'a jamais empéché quiconque de l'ouvrir àpropos de tout et de rien, "hein".)

Partenaire particulée cherche partenaire particulée (air connu)

Je suis mal née. Beaucoup d'enfants naissent dans un choux, d'autres dans des roses moi je suis née dans une partie-cul. De cause à effet, j'entre de suite dans la catégorie de la noblesse française, et c'est la classe. Et oui, parce que nous avons la claâasse, que vous le vouliez ou non.

Au collège, j'en avais plus ou moins honte. Ma crise d'adolescence et moi même avions en horreur les us et costumes du milieu et j'avais accolé les deux lettres au reste. Au lycée, en bonnes féministes, elles se sont émancipées (les garces). Trainant alors avec des petits gauchos, je trouvais très drôle d'aller dans le sens de leur provocation aiguë - tout en continuant dans le sens contraire face à ma famille. Ca marchait, ils étaient contents. Persuadés d'être dans le vrai en ressortant tous les poncifs. Mais je suis pour la paix des peuples et l'euphorie perpétuelle, j'étais "la noble", ils aimaient ça, pouvoir me balancer leurs conneries adolescentes anti-droite, persuadés que j'en étais, répétant et déformant inlassablement des propos de journaux télé et de parents aigris. Je m'amusais.

A la fin du lycée, j'ai pu m'apercevoir qu'au delà de la simple distraction de groupe, ça pouvait aussi jouer en ma faveur - comme en ma défaveur. J'ai eu des petits boulots grâce à mon préfixe. Je suis passée de la considération "vulgaire petite merde" à "wahou, respect" auprès de sexagénaires uniquement à l'évocation de mon nom de famille entier. C'est jouissif.
Une des dernières expériences intéressantes a été promulguée par un prof (l'avantage de bosser avec des gens qui se tapent totalement de votre personne étant qu'ils ignorent jusqu'à votre nom de famille). Il me ressortait pléthore de lieux communs concernant tout ce que je connaissais pour y avoir grandi, des phrases dignes d'un résumé de Charlie Hebdo sur un reportage de TF1 à propos de la jeunesse dorée française, me maintenant tout sans que les nuances que j'y apportais puissent être admises de son côté. Quelque chose alliant le degré 0 du recul avec un air d'aigreur total, le tout frisant (et bouclant) le ridicule. J'ai fini par lui dire que "hey ho coco, tu n'y connais rien". Depuis il me demande comment se portent mes gens et sur quelles terres je compte me retirer pendant mes congés. Mais au second degré cette fois alors qu'il m'annonçait tout ça avec le plus grand sérieux du monde avant que je lui dise que "je l'avais".
Je l'avais cette maladie honteuse qui faisait de moi une petite de droite extrême, monarchiste-intégriste (tant qu'à faire), cul serré, cul serré à l'Eglise, cul serré dans une troupe scout, cul serré dans un rallye, cul serré dans ma vie de (vieille) famille. Rigolo. Les gens sont rigolos quand ils parlent de ce qu'ils ne connaissent pas sans avoir l'impression un instant d'être d'un ridicule sans nom bien que "connerie" puisse, sans être trop tatillon, convenir. Finalement.

Mais ça ne s'arrête pas là. Ho nooon ! Le plus drôle avec l'ignorance, c'est ce que les gens sont prêt à sortir pour la cacher. Consciemment ou pas. Argumentant leurs propos d'un "je suis allée dans une soirée *une fois*" ou "ah bah je connais quelqu'un qui...", ces deux assertions se suffisant à elles mêmes pour pouvoir condamner des choses sans y connaître quoique ce soit.

Moi à la télé, j'ai vu Douste-Blazy qui disait que les vieux ne mourront pas de la canicule cette année, regardez on est le 11 Juillet, aucun mort. En 2007, je revote pour Chirac.
 32 Bulles !

04/07/04-22:03 :Putain, deux jours. 
C'est terrible les déménagements. On croit qu'on peut s'installer tranquille mais d'un côté les cartons ne sont même pas faits et de l'autre, j'ai de la plomberie à remettre en place. Ca va encore me prendre un sacré bout de temps.
Alors j'ai ressorti une vieille tenture histoire qu'on se sente chez soi pour la fin, puisque dans deux jours, c'est les vacances... Dans deux jours, mon paysage humain sera &puré d'une grosse tâche et nagera de fait dans un bonheur sans fin. Dans deux jours, je fais des bisous à tout le monde dans la rue et dans mes mails aussi, tiens. Mais pour l'instant, j'ai encore deux jours pour me trouver des sujets d'aigrie.

J'ai fait mon premier jeu de geek. J'ai fait une course à l'accès au wifi. Je devrais avoir honte, je sais. J'ai longuement hésité avant d'en évoquer le sujet ici mais en même temps, c'est soit ça, soit je vous raconte à quel point "Pourquoi j'ai jeté ma grand-mère dans le vieux port" redonne ses lettres de noblesse aux mots ennui et désespoir ou comment le manque d'organisation, l'incompréhension et un portable éteint peuvent conduire à vous balader, skis à l'épaule, une heure dans le métro, de nuit et ainsi vous pousser à détester la terre entière. Même eux.

Je vais donc vous parler de mon samedi après-midi et vous n'imaginez même pas à quel point vous êtes gagnants.
Il faut savoir que le pragmatisme du geek est à chier. Autant que ce soit clair. Deux d'entre eux ont un jour eu l'idée de faire une sorte de jeu de piste dans lequel des équipes se baladaient équipées d'ordinateurs portables et d'appareils photo, et sillonnaient ainsi la ville à la recherche de points d'accès wifi. Ca a donné un super jeu appelé "Node Runner". Alors que bon, c'est quand même beaucoup plus simple de rester chez soi à nerdiser non ? (je crée des mots si j'veux).
J'ai découvert tout ça dans la nuit de vendredi à samedi quand on m'a proposé d'y participer et que je me suis méprise en pensant qu'il s'agissait du jeu de piste proposé par Paris Cinéma pour lequel j'avais une semaine d'avance...
Finalement, après avoir regardé la météo, j'ai dit "Oui" à Antoine pour la course à l'accès à internet en me disant que "allez, pourquoi pas".
Et puis, en fait, c'était terrible et pas uniquement parce que ça nous a éviter de devoir s'acheter une clé usb. Le concept est plutôt prenant à vivre, c'est techniquement dans mes cordes (surtout quand celles-ci consistent uniquement à prendre ou à se laisser prendre en photos) et on a, tous les quatre, accepté de gagner la défaite avec le sourire.

Donc voilà une des raisons pour lesquelles le déménagement traîne mais trop de gens m'ont vue avec un t-shirt "Wifiledefrance" dans le dos et "Région Ile de France" sur le sein gauche pour que je me sente l'obligation d'y apporter une justification quelconque.
voilà, l'honneur est sauf de ce côté là aussi. Plus que deux jours, j'ai dit.

 11 Bulles !

22/06/04-00:59 :Le fameux effet cathartique. 
Erwan m'avait bien dit, avant de se casser au soleil : tu dis rien, tu laisses couler avec elle, tu notes et tu ressors tout au propre.
Au boulot, en famille, on m'avait dit de convoquer les grandes instances, de "monter voir la hiérarchie". En y allant molo, parce que bon, dire à la hiérarchie qu'il y a un problème avec la sous-hiérarchie, ça la remet en question - la hiérarchie, suivez un peu, hein, c'est que l'début -. Et généralement, c'est le problème des chefs, les remises en question sont moyennement leur dada.

J'avais gueulé - je sais, je l'ai déjà dit. En juste réponse face au comportement de merde que je subis quotidiennement, j'avais eu droit à un "bah va voir ailleurs si t'es pas contente" (nananère) - voilà, un responsable dans toute sa splendeur, remise en question, tout ça tout ça...
Ca m'avait fatiguée, physiquement et moralement. J'en étais à peine au quart des 1053 fichiers à corriger et bien sûr, je n'avais pas encore commencé les fiches à remplir (mais il n'y en avait que quatre petites centaines, du gâteau...), ça aussi ça me fatiguait tiens. Et puis elle s'était calmée, probablement pour prendre son souffle, je ne sais pas. J'avais cru titiller le bon fil, comme Mac Gyver qui, dépourvu, coupe le rouge parce que c'est bientôt la fin de l'épisode, et ça marche. Moi, non. Boum, elle a pété.

Cet après-midi, on avait rendez-vous. Ca fait 15 jours qu'elle a pris rendez-vous. C'est mignon quelqu'un avec qui vous êtes, dans la même pièce, 8h/8, qui vous dit, tel jour, telle heure, faudra qu'on se parle. Si si, franchement, ça aide à porter en estime le genre humain. Et puis ça en dit aussi long sur l'ambiance conviviale qui règne lorsque nous sommes seules, s'échangeant chaleureusement quelques longs soupirs.
Pendant une heure, j'ai fait comme mon p'tit bonhomme m'a dit pour ne pas péter un câble - même si j'en suis au point où l'ubuesque de la situation m'inspire un cynisme sans fin. Tu restes calme. Quand elle te dit "on a fait ça, c'est bien, en revanche tu as fait ça, c'est nul" alors que le "on" ne désigne que *ton* travail - le mauvais comme le bon -, tu rigoles dans ton petit coeur toujours plus malade de la bassesse des vieux.
J'ai rien dit.
J'ai écouté. Puisque certaines choses étaient justifiées. Oui, je le confesse. Par quatre fois dans l'année, je n'ai pas mis à jour le menu de la cantine sur le site internet. Je prie chaque soir pour ma rédemption auprès de l'Eternel. Hoo, je sais bien, on en a fusillé pour moins que ça, il faut que je m'estime heureuse. Et je m'estime euh...
Puis j'ai continué d'écouter, puisque d'autres choses avaient clairement besoin d'être dites - je ne vais pas tout nier, il y a bien quelqu'un de la "maison" qui va avoir le bon goût de lui imprimer ma prose, allez, on se dévoue -. Mais à la fin quand même, après avoir encaissé pas mal de choses sur ledit site internet tout pourri-que-je-suis-bonne-à-rien et que du coup il va y avoir une commission dédiée au site internet l'an prochain pour voir ce qu'il-y-a-qui-va-pas "cool, ça fera au moins trois visiteurs" - , j'ai osé un "oui mais quand même, toutes vos remarques, ça fait deux ans et demi que le site est en ligne, presque tel quel, vous auriez pu les faire à un autre moment que les 6 semaines où j'ai ce gros milliers de fichiers à corriger...". Argh. Mais qu'est ce que j'ai dit. J'ai causé ma perte. Celle de mes trois prochaines générations aussi. Le fil rouge, là, coupé. Réponse ouverte, franche, directe et hurlante : en deux ans et demi, le temps s'est fait trop court pour pouvoir me dire que mon boulot était à chier. (Ah bah, c'est qu'avec 4 mois par an de vacances, on voit plus les jours passer mes bons enfants...)

J'avais bien aimé qu'on me dise de me taire. C'est assez ironique. Mais comprenez bien, mes deux amis les plus proches sont experts es-rapports sociaux. A savoir : ils peuvent dire à quelqu'un d'aller se faire "voir chez les grecs" (je modère hein, c'est pour l'impression finale...) et que l'autre réponde, sourire aux lèvres, "ok !" en les remerciant chaleureusement et en défaisant de lui-même son ceinturon. Alors dans la mesure où moi, je serais plutôt du genre à dire merci quand on me bouscule et à ne pas porter de ceinture, forcément, je me suis inclinée... (euh...)

Et ce soir, relisant mon contrat d'il y a trois ans, j'ai vu que je n'étais officiellement que chargée du web. En gros, depuis trois ans, j'ai eu 10 puis deux fois 16 classes à charge, sans que ce soit mon boulot. Oui, je sais j'aurais dû tilter avant mais je ne suis qu'assez peu procédurière et après tout, ce job me plait et même pire. Mais finalement, dans un premier temps, je devrais peut-être commencer à mettre des ceintures à mes pantalons... Pour la forme, si je puis dire.

J'ai enfin compris son petit manège. Le pourquoi du comment de son comportement mesquin consistant à essayer de filtrer la moindre chose qui me parvient. Pas parce que je lui pique son boulot hein, mais parce que je lui fais... Aujourd'hui, j'ai envie de lui offrir quelque chose. Le bouquin de Maia Mazaurette (je suis très blogosphère en ce moment. L'aigreur, surement.) comme cadeau de fin d'année. Parce que ça la concerne et puis c'est sympa un bouquin a priori. En étant gentille avec la miss, je dois pouvoir lui demander une dédicace dans laquelle elle lui parlerait de l'Odyssée d'Ulysse. Parce que balancer 250 pages au travers de la gueule de quelqu'un finalement, ça ne peut que faire du bien. Le fameux effet cathartique de la littérature.
 18 Bulles !

19/06/04-11:21 :Dites-le avec des fleurs (bis) 
A Mr Moyen.
 5 Bulles !

13/06/04-23:54 :Je bulle, tu bulles, il bulle... 
Je suis une quiche en bande dessinée et dessin animé. Du coup, je reste insensible aux blagues sur les supers héros et les chansons déclamant la mort de Goldorak me laissent de marbre. Je ne suis pas une gloubi boulga girl, je n'ai que de vagues souvenirs de Nicolas et Pimprenelle, je suis complètement out en animation japonaise, et je fuis les rayons bd des librairies comme la peste tellement il est impossible d'y circuler (ça explique surement en partie le fait que je ne lise presque que des ouvrages de socio ces derniers temps). Et pourtant, j'aime beaucoup ça, dans l'idéal.

Cet aprèm', en allant gentiment arroser les poubelles, nourrir le courrier et ramasser le chat de mes petits amis en vacances, j'ai choppé un livre très bien : Garduno, en temps de Paix, de Philippe Squarzoni - je le remettrai à sa place, promis, sur le tas de bordel -. Visiblement, ça date un peu et il y a surtout une suite que je suis bien pressée de bouquiner, avec un peu de chance elle est aussi sur un autre tas de bazar.
En fait, je suis vraiment fascinée parce que ça doit être une des premières fois que je lis une bande dessinée complètement intelligente avec au moins une image percutante par planche, quand ce n'est pas la planche toute entière.

L'oeuvre nous balade dans les idées et actions militantes d'un futur membre d'Attac. Avec un point de vue expliqué de manière très pédagogique. Des flash-back(s ?) dans l'histoire à coup de cartes postales. Des oscillations entre sa vie passée et l'actuelle, ce qui a déclenché son engagement personnel dans telle ou telle région de notre charmante planète. Une seule image pour faire passer 10 réflexions, tout en sobriété et concision. Rien à redire, je suis sur le cul.

Une chose m'a un peu plus marquée parce que j'y pensais l'autre jour devant le zapping. Une bulle évoque le fait que le mot "acquis sociaux" n'existe pas en angleterre. (Pas de cocorico trop rapide : une autre évoque aussi celui que l'Allemagne ait un mot pour interdire leur régression).
Au zapping donc, un extrait d'Ushuaia (je présume) montrait Nicolas Hulot demander à une communauté d'Inuits s'il manquait quelque chose à leur bonheur, quelque chose pour améliorer leur quotidien, sachant qu'ils vivaient en autarcie, de pêche, d'amour et de glaçons frais.
A l'écran, un petit vieux réfléchissait mais plus comme s'il essayait vainement de comprendre la question que d'y trouver une réponse. Le traducteur a ensuite expliqué qu'il ne voyait pas le sens de la chose, qu'ils n'avaient pas à attendre "plus" ou "mieux" puisqu'ils avaient en main tout ce qui leur était strictement nécessaire, qu'ils se suffisaient à eux mêmes par ailleurs. Et ça rejoint un peu une des idées du bouquin - je sais, rien n'est novateur dans le fond, mais il le dessine juste très bien - à savoir que non seulement nous vivons dans une surabondance de biens et de besoins. Mais en plus, ironie de la consommation, on en vient à penser - et à oser demander à ceux qui vivent autrement - que c'est par tous ces objets et services que passe notre bonheur. Et là tout de suite, j'ai envie de vous faire un joli copier/coller des pages 14 à 18 de la BD qui sont tout simplement génialement méditées. Mais comme vous êtes grands et intelligents, poussés par la curiosité et la découverte (si ce n'est déjà pas fait vu qu'il est sorti il y a deux ans apparemment), vous allez vous précipiter chez votre libraire favori pour, si ce n'est l'acheter, au moins le feuilleter. Ca vous filera au moins un truc intelligent à lire.

Il y a, au Mexique, un village
dont le nom a été oublié
par les cartes de voyage.
Les paysans qui l'habitent disent
qu'il s'appelle Garduno, en temps de paix...
et Zapata, en temps de guerre.

 31 Bulles !

08/06/04-22:52 :La fin en moins de 24h. 
Je vais mourir lapidée à coups de dico et méprisée par Kobal2. Je ne sais pas ce qu'il y a de plus terrible.
 20 Bulles !

08/06/04-01:06 :Un air de déjà vu Serge Lama. 
J'ai révé d'un destin épique. Un début barbotant mais prometteur, des aventures extraordinaires ponctuant mon existence, et une fin en grande pompe.

J'aurais aimé naitre en 1900, comme Prévert, Saint Exupéry, Bunuel ! Comme ça, quand les élèves de l'an 2100 apprendront par coeur - et oui, le système pédagogique sera encore dramatiquement idiot - ma vie, les manuels commenceront par "Elle est née avec le siècle", et ce serait la classe. Malheureusement, je suis née avec Lio chantant Banana Split et l'émergence du breakdance. Rien de reluisant.
Ensuite il a fallu grandir (parce que naître, c'est pas tout ! "Naître, c'est à la portée de tout le monde ! Même moi je suis né ! Mais il faut devenir, ensuite ! Devenir ! Grandir, croitre, pousser, grossir (sans enfler), muer (sans muter), mûrir (sans blettir), évoluer (en évoluant), s'abstenir (sans s'abêtir), durer (sans végéter), vieillir (sans trop rajeunir) et mourir, sans râler pour finir... Un gigantesque programme, une vigilence de chaque instant... C'est que l'âge se révolte à tout âge contre l'âge, tu sais ! Et s'il n'y avait que l'âge... Mais il y a le contexte ! Or, le contexte, mon pauvre petit..." - Oui, ma biographie serait ponctuée de passages littéraires d'auteurs contemporains m'ayant plu un jour. -). Or mon contexte, mes bons amis, mon contexte...

J'aurais pu avoir une enfance malheureuse, cependant les seules contraintes étaient les week-ends à la campagne jusqu'à 15 ans et le raquet de mon grand frère qui me revendait ses Fripounets auxquels il était abonné. Face à tant d'injustice, une rebellion aurait été naturelle. Une prise de conscience énorme transposant mon malheur à l'échelle planétaire, me dévouant corps et âme, une fois l'âge de raison atteint au malheur de mon prochain. Finalement, non. Mais je suis passée en CE1 très haut la main.

Au lycée, les vraies rencontres, les vraies aventures auraient été nombreuses. Des soirées passionnantes à discuter politique, philosophie et sociologie. Des actions percutantes dans les mouvements de ma cité (au sens antique du terme, hein, 'faut pas déconner). AAaaaah, je me souviens encore des soirées faisant la course en 4L dans les rues du Havre, les portes s'ouvrant dans les tournants trop serrés, les après-midi playstation et les bitures de mes joyeux camarades. Nostalgie.

Une grande destinée passe par un quotidien extraordinaire. Mais celle-ci s'accompagne aussi d'une vie spirituelle profonde, avec des croyances ardemment défendues pour un culte ancestral. Et en matière de religion, tout n'a pas été vain...
Ayant probablement des idées inconscientes de suicide collectif, nous avions cherché une secte à adopter, enfin... qui nous adopterait. Notre choix s'était porté sur les mormons, parce qu'ils trainaient là - et qu'on allait quand même pas passer plus d'une après-midi à en chercher d'autres. Bon, à défaut de suicide collectif, la polygamie promettait surement des bons moments de bonheur partagé. Effectivement, le gâteau était bon, le reste un peu chiant. Notre vie communautaire aura duré une heure. Le temps de s'apercevoir que le plus pénible quand on rencontre des gens paumés, c'est qu'on ne l'est jamais vraiment au même endroit.

Mais les expériences traumatisantes ont eu au moins le bon goût de pointer le bout de leur nez à cette époque là. En plein jour, une agression et un hold-up. La première, sur le boulevard de Strasbourg. En passant, nous entendons des "Pétasses ! salopes ! Petites putes !". Sans y porter attention, nous continuons notre chemin. Derrière nous, deux pas lourds. La peur s'est faite sentir. Les murmures se rapprochent et nous nous retournons d'un coup sec. L'assaillant nous ignore et traverse. Il continue à nous suivre par trottoir interposé avec un petit recul d'une dizaine de mètres. Voulant en avoir le coeur net, nous nous cachons derrière un kiosque prises d'une peur panique. Trente secondes plus tard, nous voyons débouler de chaque côté de notre planque deux petites vieilles aux cheveux roses et violets espadrilles et tongues à la main nous criant dessus et nous menaçant de leurs armes ("asphyxié par une péniche, telle sera ma fin"). Notre hilarité totale (rire nerveux à n'en pas douter) nous fit courir quelques dizaines de farouches enjambées, poursuivies par deux folles déchaussées devant l'effarement des habitants de cette merveilleuse station balnéaire&industrielle. Plus tard, je raconterai à mes petits enfants comment à 17 ans, une amie et moi nous sommes faites agressées par deux septuagénaires.

Deux ans après, 19ans. J'ouvre un second compte - parce qu'avant d'être une ardente baroudeuse, je suis aussi une grosse capitaliste qui vient de se voir offrir un voyage de 4 semaines et un compte avec 4500F dessus. Entrent trois hommes. (Avant étaient aussi rentrés d'autres gens, c'était un samedi - fort ensoleillé au demeurant - dans la rue principale Bernayenne). Un pistolet à côté de moi, je réalise la situation, sourire coincé de ma conseillère, il nous demande telle une hôtesse de l'air en fin de carrière, de regagner les autres clients contre le mur. Yeah, la classe, comme à la télé. Bon, si j'avais eu à choisir j'aurais préféré un truc énorme à la Point Break avec Keanu Reeves, mais on fait avec ce qu'on a. On nous transpose de pièce en pièce et on finit dans la remise.
Le truc chiant avec la vraie vie, c'est que c'est vraiment rarement aussi palpitant qu'à la télé, résultat, nos ravisseurs n'arrivent pas à avoir ce qu'ils veulent et ne crient même pas, sont gentils avec la femme enceinte (oui on avait une femme enceinte comme dans les meilleurs séries policières de TF1) et repartent avec un butin ridicule dans l'indifférence totale de la rue principale qui bat pourtant sous le feu d'une fin de semaine consommatrice dans les odeurs de poisson du marché de la veille.
Plus tard je raconterai à mes arrières petits enfants comment, à 19ans, j'ai été prise dans un hold-up, sans cris, sans pleurs, sans peur, sans butin, sans sang. Sans rien, quoi.

Deux mois après, j'ai enfin la vie culturelle que j'attendais. Les rencontres avec des gens qui resteront dans l'histoire artistique de notre pays. Certains sortent quand même d'un baccalauréat littéraire option cinéma et théâtre, alors vous pensez bien qu'ils en ont des choses à dire. Et puis ça y va franchement quand on est pas d'accord avec eux "Non mais attends, de par mes études je sais quand même mieux que toi comment interpréter Nosferatu alors t'es mignonne, ta gueule" (parfois, j'aimerais vraiment avoir à inventer les dialogues que je recase ici, je ne ferais pas mieux je pense...).
Lors d'une soirée, je découvre aussi le karaoké, génèse évidente et signe avant-coureur de mon dévouement au Grand Mythe Vaquettien. Le vrai, celui dans un bar privé avec les habitués. Celui où il faut être pistonné pour rentrer ! L'aristocratie du karaoké ! Je cottoie enfin des vrais chanteurs, je frissonne en y repensant. Thomas, grand fan de Céline Dion et de Roch Voisine, sache que tu resteras à jamais ancré dans ma mémoire. Ce spectacle fut mémorable, je ne me suis jamais autant emmerdée depuis.

Face à tout cela, ne souhaitant que m'incliner devant tant de prodiges prodigues ("assez n'en jetez plus !"), je tire ma révérence, de dos. Mes arrières royaux les contemplent pour suivre la voie des sciences exactes en conquérant la capitale. Aaaah ! Paris ! Sa vie étudiante ! La culture par débordement ! Les soirées jusqu'à plus soif ! Les geeks en mias ! La découverte d'irc ! Et 3000f les 15m² ! Si le rêve doit prendre vie, sans aucun doute, il n'a pas choisi son heure.

Tout suivra évidemment, j'entrerai dans l'Histoire au moins en coup de vent, par erreur ou effraction et d'aventure en aventure (de train en train, de port en port), Serge Lama chantera ma gloire, mais je finirais en beauté, triple loops piqué ou galipette arrière.
Je me donne trois jours pour trouver une fin décente à tout ça.
 9 Bulles !

06/06/04-16:57 :60 Millions de cons(ommateurs). Et moi ! Et moi ! Et moi ! 
Ce qu'il y a de plus pénible à l'approche des vacances, c'est d'entendre les gens répéter inlassablement, comme un credo journalier "Vivement les vacances !".
Ces mêmes gens qui rabâchent dès le début de la journée : "Vivement midi, j'ai faim". "Vivement ce soir, chuis naze". "Vivement vendredi, les gens m'font chier". "Rhoo, quel temps pourri ce week-end, vivement l'été".
Vivement la fin des plaintes à la con et des décrets non respectés. Y'en a vraiment qui s'moquent du monde.

J'ai une énorme frustration. ("prétentieuse !") En plus de toutes les autres, celle-là m'handicape énormément ces jours-ci. J'ai deux idées qui, n'ayons pas peur des mots, sont géniales. Une pour ce blog et une pour une autre chose. L'idée du layout de blog - bien que ça me fasse vraiment bien marrer -, j'arrive à passer outre en me faisant une raison. Mais c'est quelque chose que je vais quand même faire un de ces quatre quand le rush des trois dernières et des deux prochaines semaines sera passé.
L'autre idée est quant à elle, potentiellement excellente. Voire, dit de façon plus simple et sans emphase : extraordinairement divine et prodigieusement talentueuse (et je pourrais en rajouter, j'ai un super bon dico de synonymes à la maison).
Mon manque à moi, c'est le dessin. Voilà, je ne sais pas dessiner et j'en souffre.
Alors je sais : le dessin vient en dessinant. Mais bon, hein, je ne suis pas dupe, j'ai toujours barbouillé et ça n'a jamais été bien probant. One day, je lancerai un appel à l'aide et on sera riche à deux. (Vous avez bien sur le droit de m'écrire si vous savez dessiner et que vous n'êtes pas contre l'idée de bosser cet été)

Entre deux fichiers à corriger (ah les week-end et les ponts de fin d'année je m'en souviendrai... vivement les vacances !), j'ai tenté le téléchargement payant de meupeutrois. J'avais lu ça sur un blog il y a quelques temps. Sur 404BNF, mais je ne retrouve rien dans son moteur de recherche. Bref, j'ai testé parce que j'aime bien l'aventure et que je n'ai plus de logiciel de peer2peer depuis des lustres vu qu'il n'y a jamais ce que je veux et là, je voulais quelque chose de nouveau (j'aimerais bien "Tuning" des Radio Langues de Putes a.k.a RolDup' - qui seraient d'ailleurs priés d'avoir un site qui ressemble à quelque chose - si quelqu'un connait...). Un morceau de Daniel Darc à 1€19 parce que le reste de l'album est à chier. Je prends donc. Je paye en caisse, à emporter. Sur mon pc, le .wmv ne se lit pas avec winamp parce qu'il y a 36000 autorisations. Ensuite, on me dit qu'il faut WMP¨9, parce que celui que j'ai ne lis pas les protections. Allons y - je suis pleine de bonnes volontés. Comme quand même, ça me fait suer d'utiliser un logiciel pour un seul morceau, j'essaye de le mettre en mp3. Naturellement, mon degré de geek attitude ne me le permet pas. Et pour finir, juste pour être sure que télécharger de la musique payante sur le net c'est une grosse arnaque de plus dans la lignée de "prenons les gens pour des cons, de toute façon on a le gouvernement derrière nous - vive la LEN", je le mets sur un cd en espérant pouvoir le lire sur mon lecteur cd mp3 (compatible .wmv comme-c'est-marqué-sur-le-site) et non seulement ça ne le lit pas, mais en plus ça rend le CD et le reste des mp3 totalement illisibles.
Alors euh... comment dire... je suis quelqu'un de très patiente - si, si, vous n'imaginez même pas à quel point, même moi parfois je m'étonne -, même très compréhensive - idem -, mais si je cherche à résumer brièvement : grâce au téléchargement payant, j'ai accès à un fichier qui
- est compatible uniquement avec un lecteur, lequel nous enregistre en ligne auprès de microsoft pour avoir une "licence" (youpi) - si je refuse, je ne peux le lire... -
- n'est lisible que par ce player de merde, je m'avance peut-être en rajoutant "sous windows uniquement" mais surement pas tant que ça.
- est incompatible avec mon baladeur qui lui est pourtant normalement compatible avec le format du fichier susdit.
Après les CD "protégés" illisibles par bien des chaines (moi je dois regraver ces cd -payés, c'est un détail mais j'y tiens- pour pouvoir les lire ailleurs que chez moi... la classe).
Je me demande à quel moment ils vont commencer à avoir l'impression de prendre les gens pour des cons... Quand le tube de vaseline sera vide, peut-être.
Vivement la fin du pot.

Via Gnomz
 8 Bulles !

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