Il y a des journées bien remplies où on ne sait plus où donner de la tête. On commence par une activité puis une autre, toutes sont achevées et portées à un but qui leur est propre.
Il en découle une satisfaction personnelle de productivité, une gloire pour certains, un exploit pour d'autres.
Et puis, il y a mes vacances. Le degré zéro de la production, le néant ultime. Je me retrouve adolescente, c'est effrayant.
Je me suis dit que j'allais finir la pile de bouquin et relire tout ce que je m'étais fixé. J'arrive à peine à en feuilleter un et encore, y'a des images.
J'ai voulu progresser à la guitare et lutter contre mon petit doigt récalcitrant, vu que certains se moquent de moi jusque dans des sites d'aliénés (*soupir*). Mais j'en suis venue à tirer une conclusion (et oui, je suis comme ça moi) : je suis polio du petit doigt. C'est indéniable.
D'ailleurs, en jonglant avec des massues cet après-midi (j'ai commencé en parlant de la productivité de mes journées hein. 'Faut pas dire que vous n'étiez pas au courant), j'ai pu remarquer que cette gaucherie ('fin droiterie, étant gauchère contrariante, tout ça tout ça), cette droiterie donc, débutait à mon extrème phalange gauche pour s'étendre, de façon plus globale, à mes deux membres supérieurs.
Poussant la réflexion un peu plus loin (productivité, toujours et encore), me remémorant mon agilité de vache laitière sur des rollers, j'irais bien jusqu'à écrire que cette dextérité membresque est tout autant présente dans mes abattis inférieurs.
De même, si je pousse dans mes souvenirs enfantins durant lesquels ils m'arrivaient de me déhancher sur mon cerceau rose de hullahoop (qui sait écrire Oulahop ?), je ne crois pas que mon bassin s'en tire à meilleur compte.
Quand à ma tête - ho oui, ma tête, parlons-en - c'est elle qui est censée coordonner ce grand charivari et qu'est ce qu'elle fout, hein ?
Et bien elle est en vacances... Tout se tient.
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