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| 02/05/04-15:34 :Qu'est ce qu'on est con quand on a 14 ans. | |
| Je repensais à ça Vendredi alors que je tuais la dernière heure en compagnie des surveillants. Avec deux d'entre eux, nous avons débarqué dans l'étude d'une troisième où ils se sont installés aux places vides et ont lancé une hola avec les élèves. Après avoir eu du mal à saisir si c'était du lard ou du cochon, les petits ont tranché et se sont lancés alors que les minettes de 13-14 ans les regardaient avec un air consterné. Et dans leurs petits yeux dénigrants, je me revoyais à leur âge quand je lisais des textes sur le droit des mineurs afin de trouver tous les moyens possibles et imaginables pour faire un procès à mes parents et pouvoir, enfin, aller vivre seule et en totale autonomie puisqu'il était évident qu'une fois le brevet en poche, le monde serait à moi... Déjà jeune, j'étais bête et pleine d'illusions.
D'ailleurs, plus tôt dans la matinée, les troisièmes ont eu un soubresaut de rebellion pendant mon cours quand ils ont vu sur le site de l'école, qu'ils n'étaient libérés que deux jours avant l'ultime consécration inutile qu'est ce diplôme et que "haan mais on va jamais pouvoir réviser en si peu de temps !". Par la suite, en discutant, j'ai découvert qu'il y avait encore des profs pour leur bourrer le crâne en faisant croire que ce diplôme avait une quelconque importance.
On m'avait fait le coup aussi à l'époque. Et finalement, en Juin, on se retrouve avec une dictée pour analphabètes, des calculs pour trisomiques et un sujet d'histoire-géo pour débiles profonds. Mais à coups de bluff professoral, devant la feuille, on réussit encore à croire qu'on joue ici une étape importante de notre vie et à flipper bêtement.
Ceci dit, pour le côté folklorique des examens, le brevet fournit effectivement une juste préparation pour les années suivantes vu à quel point le bac tend à devenir aussi sérieux.
M'enfin... |
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| 29/04/04-22:38 :Heureux qui comme Ulysse... | |
| ...n'a pas la même camarade de boulot que moi.
J'avais noté que lorsque j'étais au cent vingt-troisième sous sol question moral, après m'avoir laissée mijoter quelques temps, les jolies choses reviennent ou du moins les plus pénibles s'en vont, d'un coup d'un seul. Quand c'est vraiment le Bonheur avec un gros B, il débarque par paquet de vingt avec ses potes, on se bourre la gueule comme des malpropres, fidèle à mon habitude, au banga ou au tang (hier on a fait des folies, on s'est mis direct au jus multivitaminé alors qu'il était déjà 21h) parce que finalement, dans la vie, tout n'est pas cirrhose.
Ces dix derniers jours, on finissait généralement dans une orgie de tetrapaks orange/fruits exotiques, j'ai vu deux pièces de théâtre plutôt pas mauvaises, perdu plusieurs fois au billard (les boules étaient pipées). Montré à un canadien que le tarot ne sert pas qu'à lire l'avenir, j'ai perdu (la chance du débutant était de son côté). Appris à jouer au rami en anglais avec un jeu hollandais, j'ai perdu (la chance du débutant n'a pas voulu changer de camps - comme quoi, il reste bien des choses intègres dans ce bas monde, finalement). Bref, tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Et pourtant, aujourd'hui, j'ai gueulé encore une fois. Ca va faire deux depuis le début de l'année et à dire vrai, ça m'emmerde tout autant que la première. Toujours la même impression d'avoir perdu 5 minutes à argumenter avec la mauvaise personne. Seulement, celle là, c'était la bonne.
Je crois que ce qui m'énerve le plus, dans le fait qu'une bipède réussisse à me faire sortir de mon calme "naturel" - puisque ceux qui m'ont vue sortir de mes gongs ces 4 dernières années doivent pouvoir se compter sur les doigts de la main d'un personnage disney -, c'est que ce soit toujours des petites gens qui n'ont absolument aucun intérêt. Elever le ton contre quelqu'un qui vous dit que vous discréditez un "diplôme" parce que cette année j'ai choisi de ne pas mentir aux élèves quand ils me demanderont "A quoi ça sert ?", globalement, c'est très nul. Même si c'était uniquement la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, que dis-je, le silo, c'est petit. Ces gens là ne méritent pas grand chose d'autres que la pitié finalement.
Du coup, pour noyer mon chagrin, j'ai voulu trouver pire en allant voir Angelina Jolie au ciné. Mais même en mettant 0 au film, ça n'arrive pas à la cheville de la bétise cotoyée au quotidien.
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| 26/04/04-13:33 :Allez lire là-bas si j'y suis. | |
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| J'aurais bien aimé mettre ici une critique d'aigrie et pouvoir dire "les gens rient vraiment pour des trucs affreusement commun".
Voir presque toutes les critiques, presque tous les spectateurs encenser "Créatures", ça avait suffit à me rebuter à y aller. Et le pire aura surement été atteint quand les personnes avec qui je m'entends le mieux (sachant que moins j'ai de points communs avec les gens, mieux je m'entends avec) se sont mises à dire "et en plus, ils chantent bien".
J'y allais donc plus par curiosité que par envie de me tordre de rire, et finalement bin... "putain sa mère la pute"©Dieu.
Résultat, là, tout ce que j'ai envie de faire, c'est de dire à qui veut l'entendre "haaaan mais faut qu't'ailles voir Créatures, ça déchire grave sa maman" parce que oui, c'est un des trucs les plus drôle que j'ai vu jusqu'ici, toutes choses confondues. Alors, à juste titre, des gens pourront répondre "beuh ouais mais bon, c'est estampillé *comédie musicale*" ou "ah ouais d'accord, si tu trouves ça bien je m'attends au pire...".
Mais tant pis pour vous, vous loupez quelque chose parce qu'en plus de ça : ils chantent bien ! |
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| 22/04/04-19:44 :Aahh la vie ! | |
| J'étais en proie à de longues questions existentielles ces derniers temps. Les que suis-je ? où vais-je ? d'où viens-je ? de nos jours. Aaaaah les grandes questions sur la place de l'Homme dans l'univers, le sens de l'Histoire, le bonheur comme but ultime à ma vie... (Tant il est vrai que celle des autres, honnêtement, tout le monde s'en tape et moi la première - et réciproquement).
Ces questions donc, qui de nos jours peuvent se traduirent invariablement par "combien de temps vais-je pouvoir survivre mon portable éteint ?" - variante du "Hoo mon dieu, y'a pu' de réseau !!!" ; "existe-je..."(c'est dur à dire hein ?)"... seulement à travers le nombre de page remplies dans mon carnet d'adresses ?" variante du "wahou trop cool, j'ai au moins une personne pour chacune des lettres de l'alphabet", "la perte des données sur mon disque dur sera-t-elle la source de ma prochaine déprime ? si oui, ne devrais-je donc pas faire un backup rapide au moins pour sauver mes mails d'amuüur et mes pornos ?", "en quart de final, PSG ou Sochaux ?" - sinon de toute façon, OM on t'enc*le. Ces grandes questions dont les réponses deviennent rapidement sources de débats tumultueux sur un chan IRC ou dans un café PMU. (Non je ne dirai pas qu'irc est la juste transposition virtuelle d'un bar des sports réel. Non je ne le dirai pas. Quoique.)
Assez souvent, j'ai la vague sensation de ne pas vivre. Pas un truc désagréable qui fait que ca pourrait être, à l'instar d'une connexion internet qui ne fonctionnerait pas, source de grande tristesse et de vague à l'âme. Non en fait, je suis plutôt heureuse en glandeuse. Mais disons que, sur le long terme, ça contente assez peu finalement.
Avant chaque vacances, je me fais une liste de toutes les choses à faire. Ca varie généralement du truc très con genre ranger chez moi jusqu'à la prise de conscience personnelle "tout faire pour essayer d'être un peu moins conne". Alors je fais une liste. Qui pourrait être symbolisée par une vingtaine de tirets suivis de deux ou trois mots mais le vingt-et-unième serait, en gras et en substance : trouver une bonne raison pour ne pas faire chacun des items listés précédemment.
Avec mon sens inné de la contradiction, il est évident qu'en général je commence par la fin. Et finalement, je les trouve. Voilà une bonne chose de faite ! |
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| 19/04/04-01:57 :On joue ? | |
| On va faire un jeu.
Alors, ça va être une sorte de blind test. En attendant le jour où j'interprèterai les morceaux à la guitare - mais pour l'instant j'en suis encore au stade où j'ai moi-même du mal à deviner ce que je joue. Remarquez ça peut être un concept, je vais me pencher la dessus, d'autant plus que je chante aussi bien que j'enchaîne les accords, ça va être du grand art -.
Il y a ce pim.mp3 et je ne sais pas d'où ça sort ni de qui c'est. Ca m'empêche pas de dormir, mais quand même, ce serait chouette de savoir. Alors j'ai demandé à Ivan-qui-sait-tout et en fait, après avoir hésité entre les Wriggles et les frères brothers, il a pas su (haha la honte). Moi j'hésite entre la chanson plus bifluorée et rien d'autre. (Le choix est cornélien.) Mais je ne connais qu'un chouilla les wriggles, presque pas la chanson plus bifluorée et pas du tout les frères trucs. Je suis perdue quoi. Ceci dit, je ne connais pas les trois quarts des bouffons de "La ferme aux célébrités" découverte ce week-end, donc parfois mon manque de culture me contente assez bien. BREF.
Celui ou celle qui me dit qui chante, en plus de toute mon estime, je lui propose d'être beta testeur pour un projet top secret qui verra peut-être jamais le jour si ça continue comme ça ou peut-être pas. |
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| 15/04/04-02:08 :La paille, la poutre, tout ça. | |
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Plus tard je voudrais être chef d'orchestre, trapéziste, artiste de music-hall, n'importe quoi, mais pas adulte.
François Morel
Dans l'éducation que j'ai reçue, plutôt bonne sur bien des points mais peut-être pas sur celui qui va suivre, il m'a été inculqué de vouer un semi culte à l'adulte. En gros, un "Mange et tais toi" face aux aînés que j'ai surement trop pris à la lettre d'ailleurs. Dans les extrèmes, certains oncles et tantes poussaient même le vice de la chose jusqu'à dire qu'on devait respect et obéissance aux cousins&cousines plus âgés que nous. Petit calcul rapide, mes parents ont tous les deux 10 frères et soeurs, décallage de génération du côté de mon père avec donc des cousins qui se retrouvent plus de sa génération que de la mienne. Bref, tous âges confondus et en se limitant aux cousins germains, je devais respect et obéissance à plus d'une centaine d'adultes et ados plus vieux que moi. Sans compter les autres... Et après on me demande pourquoi je suis pas loquace. Bref.
Ce qui m'impressionne le plus, c'est l'impact que les paroles d'adultes peuvent avoir sur des mômes. Au delà des expériences traumatisantes du genre à faire la une du JT de TF1 où une famille d'une campagne reculée s'adonnait à des sévices incestueux divers et variés "C'est pas sale, on fait ça entre nous". Bon appétit bien sûr.
Non, juste les simples phrases à la con, sorties pour détourner l'attention, utilisant un vice pour démontrer une valeur. Quand j'y pense, je retrouve beaucoup plus de faits injustes ou blessants provenant d'adultes lors de mon enfance que de démonstrations affectives anodines. (Non pas qu'elle n'étaient pas, mais disons, juste moins marquantes).
Je repensais à ça face à ma dernière expérience traumatisante du boulot - ouais je sais je suis en vacances, je devrais penser à autre chose. Mais trop tard.
Le mois dernier, je faisais un concours sur le net avec les 6èmes/5èmes. Une des questions portait sur le musée Guimet. Un élève de 6ème, donc 10 ans, a levé la main pour demander où était situé le musée. J'ai commencé à lui répondre et ma chère camarade de jeu a jugé bon de faire irruption dans ma phrase - parce qu'apparemment ça lui suffit pas de coller mes élèves dans mon dos, c*nnasse - pour l'engueuler et lui dire "Quoi ! Tu sais pas où il est alors que t'habites tout près ?!". A savoir, je bosse à Boulogne, le musée est dans le XVIème, donc vous comprendrez qu'il est logique qu'un gosse de 10ans passionné d'art asiatique comme il se doit, sache situer ce putain de musée à côté de chez lui.
Autant quand on me cherche personnellement, j'ai beaucoup de mal à l'ouvrir, autant quand on s'en prend à mes élèves gratuitement je le supporte assez mal, donc je l'ai ouvert pour le défendre et elle a regagné ses pénates.
Le temps a passé, trop doucement mais surement. Et puis la semaine dernière, elle aidait son fils, en 6ème lui aussi, à faire une recherche sur l'Odyssée qu'il étudiait en français. Or, en l'écoutant, certaines phrase m'ont fait tilter au début.
- "C'est de qui l'Odyssée ?"
*sourire* Ce n'était pas le fils qui posait la question, mais la mère, 45-50 ans, qui avait engueuler un môme de 10 ans peu auparavant pour une obscure question de géographie de musée.
Le fils "C'est d'Homère, c'est l'Odyssée d'Homère"...
La mère "Homère ? Comment tu écris ça ?"
*sourire*
La mère "C'est pas l'Odyssée d'Ulysse plutôt ? Là, ils parlent d'Ulysse..."
*gros rire intérieur* Son fils lui raconte l'histoire.
""Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage" c'est dans le livre, ça ? Ils en parlent souvent, tu pourras le placer si on t'interroge..."
*idem*
J'en passe. Je jubilais. C'est tellement facile de s'en prendre à des gosses gratuitement pour des conneries, leur gonfler le melon avec des idioties et les marquer pour longtemps pour des erreurs dont les seuls fautifs sont les adultes. Puisqu'après tout, si un gamin ne sait pas quelque chose c'est presque uniquement parce que les adultes n'ont pas été à même de l'y intéresser ou de lui montrer.
Voilà, et pour finir, je profite de ce post pour passer un gros bonjour aux gens de mon boulot qui lisent mon blog sans m'en dire un mot. Ca fait un bail que je voulais le faire, je crois avoir trouver le bon moment. Bisous. |
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| 14/04/04-22:21 :Tisane is good for you. | |
| Jadis, quand j'étais jeune et dans la fleur de l'âge, les soirs d'euphorie où le sommeil venait à manquer mais qu'un éclair de lucidité me gagnait : "Zut, je me lève dans deux heures", ces soirs là donc, ou plutôt ces matins, je me shootais à l'infusion. Verveine citron, tisane mille et une nuit, tilleul menthe. Rien n'avait plus de secret pour moi dans le rayon des décoctions nocturnes.
Et puis vous savez ce que c'est avec les drogues, entre accoutumance et effets amoindris par le temps, j'en suis venue au point où j'avais beau essayer quoique ce soit, l'heure tournait, je buvais, buvais et la seule partie stimulée par cette ingestion était ma vessie qui criait "glou ! glou !". Je tentais des mélanges, pensant duper l'ennemi, mixant les grains odorants des mille et une nuit et deux sachets Lipton : en vain.
Un soir de disette, j'allai crier famine chez le colombien mon voisin (de cave).
- Tu veux que je baisse la musique ?
- Non non, ça va, j'adore la salsa d'autant plus à fond en semaine à 3h du mat' (c*nnard). Non si tu avais juste un truc quelconque pour m'endormir ce serait sympa.
Ce qui fut demandé, fut donné. Je me retrouvai en possession d'un sachet vide au 9/10ème (et oui, pessimiste !) que je m'empressai d'infuser tant bien que mal.
Finalement, à force de m'échiner à en faire une boisson buvable, le sommeil m'est venu. Et ce soir là, j'ai fait des rêves qui allaient vachement plus doucement. Tout était au ralenti, comme une demande de dossier dans un bureau quelconque de l'administration.
Je dors, je dors. Et les rêves passent tellement lentement, que j'ai le temps d'en lancer trois quatre en même temps sans en perdre une miette. Du coup, en deux heures, j'ai rêvé l'équivalent d'une nuit de 8h. Et le matin, quand je me réveille et qu'on me demande "T'as fait de beaux rêves ?" et bien, je me souviens de tout, et je le raconte. Et figurez-vous que j'excelle tellement dans ce domaine, que ca en devient contagieux. Le contrecoup ne se fait pas attendre du côté de l'interlocuteur : généralement, en moins de deux, il s'endort. |
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| 08/04/04-13:28 :Fait et à refaire. | |
| Ca débute par de l'Histoire. L'expo sur la Commune à l'Hôtel de Ville. Là où ça avait commencé à complètement m'intéresser, à me faire dire "wahou, putain, tout est super bien expliqué, qu'est ce que j'aimerai avoir eu des cours d'histoire aussi bien foutus", mon entrain s'est vite fait la malle face aux peintures croûtes de Jean Rustin. Le monsieur a beau expliquer qu'il met en scène la solitude, la misère humaine, l'homme face à lui même gnagnagna et tout un tas d'explications assez peu originales en fin de compte quand on entend les propos des artistes qui peignent ce genre de toiles de maniaco-dépressifs, moi je n'y vois que des êtres cacochymes, difformes, inexpressifs et aux sexes maladivement protubérants. Heureusement que de l'autre côté, il y a des panneaux qui valent le coup et surtout, surtout.. Hugo.
Sur une barricade, au milieu des pavés
Souillés d'un sang coupable et d'un sang pur lavés,
Un enfant de douze ans est pris avec des hommes.
- Es-tu de ceux-là, toi ? - L'enfant dit : Nous en sommes.
- C'est bon, dit l'officier, on va te fusiller.
Attends ton tour. - L'enfant voit des éclairs briller,
Et tous ses compagnons tomber sous la muraille.
Il dit à l'officier : Permettez-vous que j'aille
Rapporter cette montre à ma mère chez nous ?
- Tu veux t'enfuir ? - Je vais revenir. - Ces voyous
Ont peur ! où loges-tu ? - Là, près de la fontaine.
Et je vais revenir, monsieur le capitaine.
- Va-t'en, drôle ! - L'enfant s'en va. - Piège grossier !
Et les soldats riaient avec leur officier,
Et les mourants mêlaient à ce rire leur râle ;
Mais le rire cessa, car soudain l'enfant pâle,
Brusquement reparu, fier comme Viala,
Vint s'adosser au mur et leur dit : Me voilà.
La mort stupide eut honte et l'officier fit grâce.
Ca continue par une balade jusqu'au Panthéon. Paris sous le soleil devient une vraie fourmilière. Les gens sortent de je ne sais où, à se demander ce qu'ils font de leurs journées par temps pluvieux. Jouer les mini-guides, expliquer le pendule de Foucault à une famille endimanchée, pour peu que le principe ne soit pas tout con, je me sentirais presque intelligente, tiens. Se réfugier dans la crypte pour calmer le premier coup de soleil de l'année. Deux rappels à l'ordre et au silence par le gardien pour un public aussi respectueux de l'endroit qu'une colonie d'ados dans Space Moutain. Grande classe.
Ca recommence plus tard par le concert d'Eric Clapton à Bercy. C'est complet qu'on m'dit. J'veux écouter d'la zique, que j'réponds. Z'avez qu'à aller à l'el alamein, y'a Old'laf et M'sieur d qui mettent le feu. C'est comme not' God mais en différent, qu'ils m'rétorquent. Alors j'y traîne mes grolles. Mais en fait je connaissais et ouais c'est terrib'.
Et puis ça perdure avec Catching the Friedmans, assez troublant. Croire en l'innocence de gens qui dansent devant les caméras avant d'en prendre pour 18 ans pour pédophilie tout en clamant leur innocence, mais en plaidant coupable, tout en se filmant quotidiennement depuis des années. Je sais pas quoi en penser. Ca a un air de Strip Tease, de reportage aussi peu investi que les enquêtes de Julien Courbet et pourtant, le jeu prend...
Finalement, ça finit au Grand Palais pour la sublime "Grande Parade" en 9 parties entre Lautrec, Picasso, Goya, Chardin... J'en passe et des moins pires. Et je suis sous le charme du clown de Cindy Sherman et des 35 têtes d'expression de Boilly. Et cette histoire avec ces femmes-tupperwares©GénéralGlock...
Enfin bon, vivement les vacances que je puisse faire des choses de mes journées. |
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| 06/04/04-12:03 :Internet is good for us. | |
| Le net pullule de trucs biens. De choses inutiles aussi parce qu'il en faut, ne serait-ce que pour juger de ce qui ne l'est pas. Ou moins.
Dans cette liste, il y a CouchSurfing. Couch surfing c'est une sorte de communauté en ligne qui vous permettrait d'avoir des amis partout dans le monde et, plus, de pouvoir squatter chez eux. Alors forcément, les adeptes des congrégations virtuelles diront "Non mais on s'en fout, on a Orkut et Friendset déjà pour compter nos connaissances", mais non mon petit bonhomme superficiel, c'est ici toute la différence, a contrario d'un endroit où tu t'inscrits pour contempler une filiation de connaissances comme d'autres regardent le train passer en attendant la traite de la matinée, et bien couch surfing te fout dehors, te permets de ne pas te retrouver dans un taudit glauque au dessus d'un local à poubelle ou dans une auberge de jeunesse miteuse faute de mieux un soir après 18h de train. Eventuellement, on peut aussi partir avec le club med, c'est autrement plus classieux mais personnellement, je m'y résoudrai jamais et c'est peut-être pour ça que je vois en couch surfing l'eldorado du bonheur pour le voyageur fauché.
Début Février, il y avait 4-5 inscrits pour la France et maintenant, après un article dans l'Express, un dans Libé et un à venir dans le Journal du Dimanche, on atteint plus de la cinquantaine. Bon ok, il y a au moins une dizaine de journaleux et de curieux d'inscrits qui ont fait ça pour contacter les couchsurfers français ou "pour voir" mais si on se limite à ceux qui ont rempli leur fiche, ça fait déjà quelques personnes.
Pour ceux que ça brancherait ou ceux qui douteraient encore du côté sympathique de la chose, il y a l'expérience de Ramon et son "Let me stay for a day" que je trouve personnellement géniale à lire (je l'avais déjà casé ici il y a une bonne année mais comme je sais que vous ne cliquez jamais sur les liens... *soupir*) même s'il n'était pas directement passé par là et qu'il représente peut-être le squatter de l'extrème, moi j'aime beaucul. |
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